

Le simiot est une créature légendaire des Pyrénées catalanes, décrite comme un monstre mi-singe, mi-fauve, qui terrorisait les vallées du Vallespir au Moyen Âge.
Origine et description
Les simiots apparaissent dans les traditions du Roussillon et du Vallespir, notamment autour d’Arles-sur-Tech.
Ils sont décrits comme des êtres diaboliques, souvent à corps de lion et tête de singe, surgissant des forêts pour enlever les enfants et semer la terreur ; Leur apparence reste volontairement vague dans les récits, laissant une grande part à l’imaginaire collectif .
Contexte historique
Vers l’an 1000, la vallée du Tech était frappée par des calamités naturelles : sécheresses, orages de grêle, bêtes sauvages. Ces fléaux furent interprétés comme l’œuvre des simiots .
La légende s’est mêlée à l’histoire religieuse : les saints Abdon et Sennen, patrons d’Arles-sur-Tech, auraient délivré la région de ces créatures .
Légendes locales
On raconte que les simiots vivaient dans les ruines du château de Rocaberti.
un voyageur accueilli par les simiots souffla sur ses doigts pour se réchauffer, puis sur sa soupe pour la refroidir. Les simiots, incapables de comprendre cette contradiction, le prirent pour un sorcier et le chassèrent ; Ces récits montrent la peur populaire mais aussi une touche d’humour naïf dans la tradition orale.
Transmission et mémoire
Aujourd’hui, ils sont intégrés au patrimoine légendaire catalan, comparables à d’autres figures mythologiques locales (loups, ogres, diables).
Leur rôle est symbolique :
ils incarnent les forces sauvages et incontrôlables de la nature, que la religion et la communauté cherchent à dompter.En résumé, le simiot est à la fois un monstre folklorique et une métaphore des peurs médiévales dans les Pyrénées catalanes. Sa légende illustre la manière dont les populations interprétaient les catastrophes naturelles et les dangers du monde sauvage.