

Les Parques sont les déesses romaines du destin, héritées des Moires grecques. Elles filent, mesurent et tranchent le fil de la vie humaine, incarnant l’inéluctabilité de la naissance, du déroulement de l’existence et de la mort.
Origine et évolution
Dans la Rome archaïque, il n’existait qu’une Parque, Parca Maurtia, liée à la destinée, et une déesse de la naissance, Neuna Fata, qui devint plus tard NonaSous l’influence grecque, les Romains adoptèrent le modèle des Moires (Clotho, Lachésis, Atropos), et transformèrent leurs divinités en un trio de sœurs du destinElles furent appelées Nona, Decima et Morta dans la tradition romaine .
Le rôle des Parques
Nona (Clotho chez les Grecs) : elle file le fil de la vie, symbolisant la naissance.
Decima (Lachésis) : elle mesure la longueur du fil, déterminant la durée de l’existence.
Morta (Atropos) : elle coupe le fil, marquant la mort inévitableLeur action illustre la fatalité du destin, auquel même les dieux ne peuvent échapper.
Symbolisme
Les Parques représentent la loi universelle du changement, la nécessité de la mort et la continuité de l’univers . Elles sont souvent figurées comme des fileuses impitoyables, associées à la mort autant qu’à la vieLeur mythe a des équivalents dans d’autres cultures :
Les Nornes nordiques, qui tissent le destin au pied d’Yggdrasil.
Les Laimas baltes, déesses du sort .
Héritage culturel
Dans la littérature et l’art, les Parques apparaissent comme des figures allégoriques du temps et de la mort.
Elles ont inspiré peintres, poètes et philosophes, de l’Antiquité à l’époque moderne (par ex. Goya ou Francesco d’Ubertino)Leur image continue de symboliser la fragilité et la brièveté de la vie humaine.