

Ho Po (ou Hebo, ) est le dieu du Fleuve Jaune (Huang He), l’un des plus puissants et redoutés de la mythologie chinoise. Il incarne à la fois la fertilité et la prospérité qu’apporte le fleuve, mais aussi la violence de ses crues dévastatrices .
Origine et rôle
Nom et signification : Ho Po (ou Hebo) signifie littéralement « Seigneur de la rivière ».
Fleuve associé : Le Fleuve Jaune, deuxième plus grand fleuve de Chine, surnommé « le chagrin de la Chine » en raison de ses inondations meurtrières.
Fonction divine : Protecteur et maître des eaux, il régule le cours du fleuve, mais peut aussi déchaîner sa colère par des crues.
Culte et rituels
Sacrifices humains et animaux : Dans l’Antiquité, des offrandes étaient faites à Ho Po pour apaiser ses colères. Des légendes rapportent que des jeunes filles étaient parfois sacrifiées en mariage symbolique au dieu du fleuve.
Importance culturelle : Les populations riveraines voyaient en lui une divinité ambivalente : source de vie et de fertilité pour les terres agricoles, mais aussi menace constante.
Rituels saisonniers : Les cérémonies avaient souvent lieu au printemps, période où les crues étaient les plus redoutées.
Mythes et représentations
Caractère : Ho Po est décrit comme un dieu puissant, parfois capricieux, reflétant la nature indomptable du Fleuve Jaune.
Iconographie : Dans le Shanhaijing (Livre des Montagnes et des Mers), il apparaît comme une figure majestueuse, souvent représentée avec des attributs aquatiques.
Symbolisme : Il incarne la dualité de l’eau : nourricière et destructrice.Interprétation poétique
Ho Po est une divinité des limites et des transitions : il marque la frontière entre la terre cultivée et le chaos des eaux. Dans une lecture symbolique, il représente la mémoire des catastrophes et la nécessité de respecter la puissance de la nature. Comme beaucoup de dieux fluviaux, il est à la fois protecteur et menaçant, rappelant que la prospérité dépend toujours d’un équilibre fragile.