

L'histoire des Cavaliers de l'Apocalypse est profondément ancrée dans la tradition chrétienne et le symbolisme de la fin des temps. Leur origine se trouve dans le Nouveau Testament de la Bible, plus précisément dans le livre de l'Apocalypse de Saint Jean.
Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse sont décrits dans le chapitre 6 du livre de l'Apocalypse. Ils apparaissent lorsque l'Agneau (Jésus-Christ) ouvre les quatre premiers des sept sceaux du Livre de la Vie. Chaque cavalier sort lorsqu'un sceau est brisé, inaugurant une nouvelle épreuve ou un fléau pour l'humanité.
Le premier cavalier : Le Conquérant ou la Peste ;Couleur du cheval : Blanc
Description :
Le cavalier est armé d'un arc, une couronne lui est donnée, et il part "en vainqueur et pour vaincre".
Ce cavalier a fait l'objet de nombreuses interprétations. Certains l'associent à la Conquête, représentant la victoire ou la propagation du christianisme. D'autres l'identifient à la Peste ou aux épidémies, en raison de l'arc, symbole de l'envoi de flèches empoisonnées (une image courante pour les maladies à l'époque). Dans une autre interprétation, le cavalier sur le cheval blanc est vu comme le Christ lui-même, triomphant du mal.
Le deuxième cavalier :
La Guerre , Couleur du cheval : Roux (rouge feu)
Description :
Le cavalier reçoit "une grande épée" et le pouvoir "d'enlever la paix de la terre", afin que les hommes s'entretuent.
Interprétation : Son symbolisme est le plus direct et le plus largement accepté. Il représente la Guerre civile, les conflits et la violence entre les nations.
Le troisième cavalier : La Famine :Couleur du cheval : Noir
Le cavalier tient une balance dans sa main, et une voix se fait entendre : "Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d'orge pour un denier ; mais ne fais point de mal à l'huile et au vin".
Interprétation :
La balance symbolise la pesée des denrées, et la voix annonce une grande Famine. Le prix exorbitant du blé et de l'orge indique une pénurie, tandis que l'épargne de l'huile et du vin peut suggérer un régime de rationnement ou que les luxes seront préservés au détriment des produits de base.
Le quatrième cavalier : La Mort
Description : Le cavalier est nommé "la Mort" et le séjour des morts (l'Hadès) l'accompagne. Il leur est donné le pouvoir de faire périr "le quart de la terre" par l'épée, la famine, la mortalité (peste) et les bêtes sauvages.
Interprétation :
Ce cavalier représente la Mort dans sa forme la plus absolue et finale. Il est souvent représenté comme un squelette ou un faucheur. Les fléaux qu'il incarne sont une somme des trois premiers, signalant la conclusion de leurs ravages.
Bien que le mythe soit initialement biblique, il a connu une large diffusion et des variations dans la culture populaire, l'art et la littérature.
Les Cavaliers sont souvent interprétés comme les fléaux envoyés par Dieu pour punir l'humanité. L'iconographie médiévale les représente de manière symbolique, mais c'est avec la Renaissance que leurs figures prennent une force visuelle saisissante.
Albrecht Dürer :
L'une des représentations les plus célèbres est la gravure sur bois d'Albrecht Dürer, réalisée entre 1497 et 1498. Il y dépeint les quatre cavaliers ensemble, chevauchant furieusement et piétinant l'humanité, créant une image de chaos et de destruction inoubliable.
Culture moderne :
Les Cavaliers de l'Apocalypse sont un thème récurrent dans la culture populaire, du cinéma (Les Cavaliers de l'Apocalypse, 2009) aux jeux vidéo (Darksiders) et à la littérature (notamment le roman Le Fléau de Stephen King). Ils sont souvent réinventés, avec leurs attributs et leurs rôles parfois modifiés, mais leur symbolisme central de catastrophes et de jugement final demeure.