
Le baku est une créature mythologique japonaise, apparue au XVe siècle, connue comme le “mangeur de rêves” qui dévore les cauchemars pour protéger les dormeurs .
Origines et influences
Origine chinoise : Le baku est inspiré des représentations du tapir dans la littérature chinoise, où il était déjà associé à la capacité de chasser les mauvais rêvesIntroduction au Japon : Il apparaît dans la période Muromachi (XIVe–XVe siècle) et s’intègre dans le folklore japonais comme une créature bienveillante . Création mythologique : Selon une légende, les dieux auraient formé le baku à partir des “restes” des autres animaux, ce qui explique son apparence hybride (éléphant, tigre, tapir, ours) .
Rôle dans le folklore
Le baku est invoqué par les enfants ou les adultes après un cauchemar. On lui demande : “Baku, viens manger mon rêve”. Il dévore alors le mauvais songe et empêche qu’il se réaliseAmbivalence : Si on l’appelle trop souvent, il peut finir par dévorer aussi les bons rêves, laissant l’esprit vide et épuisé . Symbole protecteur : Dans les maisons japonaises, on plaçait parfois des images ou talismans de baku près de l’oreiller pour éloigner les mauvais esprits nocturnes .
Représentations artistiques
Le baku est souvent représenté avec un corps de tapir, une trompe d’éléphant, des pattes de tigre et des yeux perçants.
Des artistes comme Hokusai l’ont dessiné, et il figure dans des encyclopédies illustrées comme le Kinmo-zui (XVIIe siècle) .Culture moderne : Le baku apparaît dans les mangas, les anime et les jeux vidéo, où il garde son rôle de protecteur contre les cauchemars .
Sens et symbolisme
Protecteur nocturne :
Il incarne la frontière entre le monde réel et celui des rêves.
Dans la tradition, il est vu comme un compagnon invisible qui veille sur le sommeil, une figure de réconfort et de sagesse.
Comparaisons :
Proche d’autres créatures bienveillantes du folklore japonais comme le komainu (chiens gardiens) ou le kirin (créature divine) . En somme, le baku est une créature hybride née du folklore sino-japonais, protectrice des dormeurs, dévoreuse de cauchemars mais aussi potentiellement des rêves heureux. Il reste aujourd’hui une figure poétique et culturelle, entre tradition et modernité.